En pole position, Katsu Kubota, sur la Nissan R90CK n°23 de 1990, gardait les commandes au moment du drapeau vert et menait un petit groupe qui se détachait rapidement. On y retrouvait la Porsche 962C n°45 de la famille France et Julien Piguet, sur la Spice SE89C n°145.
A la fin du premier tour, Erwin France s’empare de la tête, la Nissan suit. Malheureusement, la Porsche 962C 1989 n°28 de Romain Dumas rentre dans le même temps aux stands. Le récent vainqueur des 24 Heures du Mans doit mettre pied à terre. « Nous avons un problème moteur depuis le début. Dans la ligne droite, j’étais en 4e vitesse. J’ai préféré arrêter avant que cela ne s’empire« .
Dominique Guenat, dans le peloton de tête avec sa Peugeot 905 EV1 Bis de 1993 part en tête à queue au niveau de la chicane Dunlop. Alors qu’il reste 35 minutes d’épreuve, sur les 45 que compte la course, 4 voitures sont en moins de 10 secondes : la Porsche 962C n°45, la Nissan R90CK n°23, la Spice SE89C n°145 et une seconde Porsche, cette fois une 962, la n°14 de Tommy Dreelan et Aaron Scott.
Katsu Kubota repend la tête sur la Nissan avant le cap des 15 minutes de course, et la lutte est intense. En 3’53’095, Erwin France signe le record du tour, tandis que Katsu Kubota claque un 335 km/h, la vitesse maximale la plus rapide relevée. Bref, ça ne plaisante pas parmi les premiers, et la victoire est disputée.
La Nissan R90CK n°23 perd un élément en pleine ligne droite des stands. La Porsche 962C n°45, juste derrière, parvient à éviter la pièce qui s’envole. Kubota file vers la victoire alors qu’il ne reste que 15 minutes de course. Il possède toujours 10 km/h d’avantage en pointe dans les Hunaudières… Mais tout s’accélère dans les 10 dernières minutes. Julien piguet prend la 3e place à l’entame du 9e tour, et lâche la Porsche 962C n°45. Il profite d’une petite erreur au niveau du Dunlop. Sur le podium, il n’a pas encore en vue les premiers, nettement plus avancés que lui. Puis vient le dernier tour : Tommy Dreelan et Aaron Scott sur la 962 n°14 reçoivent une pénalité de temps de 2 minutes, pour non respect de la fenêtre de ravitaillement. Cela propulse logiquement Julien Piguet et sa Spice en 2e place. Quand tout à coup, la Nissan est arrêtée sur le circuit.
3 semaines après le final mythique et cruel des 24 Heures du Mans, avec la Toyota qui s’arrêtait à l’entame du dernier tour, la malédiction frappe à nouveau les Japonais. La n°23 est arrêtée, et ne parvient pas à rallier l’arrivée. Victoire d’une C2a !



Crédit photo : Peter Auto